jeudi 19 août 2010

Kings Canyon, Kata Tjuta & Uluru

Ces trois derniers jours, nous avons visité le célèbre site d'Alice Springs. Ces curiosités géologiques se trouvent au coeur de l'Australie, en plein milieu d'un désert de sable rouge. Ce sont de surprenantes montagnes qui émergent en plein milieu d'une plaine large de plusieurs milliers de kilomètres. Aussi, le peuple aborigène a élu ces reliefs comme lieux de cultes. Afin de respecter les croyances locales il est interdit de photographier certaines grottes et il est déconseillé de gravir jusqu'au sommet de la barre rocheuse d'Uluru.

Afin de respecter notre budget, nous avons réservé avec l'agence "Rock Tour" qui offre le trajet, deux nuits à la belle étoile et de copieux repas réalisés par...nous-mêmes! Nous étions une vingtaine dont l'âge moyen devait se situer autour de 23 ans. Notre guide Sam semblait fasciné par ces lieux mystiques et ne cessait de nous conter les légendes et les rapports géologiques établis. Tournant le dos à une surface rocheuse de l'Uluru, Sam nous expliqua qu'il n'avait jamais osé regarder ce site réservé aux femmes. Au Kings Canyon, nous avons appris que le grand Canyon des Etats-Unis n'était pas un canyon mais une gorge formée par une rivière. Les canyons sont le résultat de mouvements tectoniques, provoquant le soulèvement d'importantes masses rocheuses. Soumis à l'érosion de l'eau et du vent pendant des milliers d'années, les parois deviennent alors lisses et courbées. 

Le soir, près du feu de bois, nous nous sommes familiarisés avec la culture locale en discutant avec des Australiens et des étrangers en working holidays. Nous avons eu la confirmation de ce que Julien avançait dans le post précédant. Il existe une ségrégation frappante entre le peuple australien et le peuple aborigène. Certaines tribus vivent encore à l'état sauvage en chassant des kangourous et cueillant des baies sauvages. Les groupes intégrés à la culture anglo-saxone survivent des aides de l'état avec une notion bien vague du travail et de l'argent. Dans la langue aborigène, on peut compter jusqu'à cinq, comme les doigts d'une main. Au-delà, on dit seulement "beaucoup". Preuve que les échanges monétaires sont considérés comme mineurs. Plutôt que de vouloir à tout prix les intégrer à la culture occidentale, le gouvernement australien devrait insister sur les spécificités culturelles des aborigènes et tenter de prendre en compte leur désir d'indépendance.

Centre de Sydney
Près de l'opéra
Blue Mountains
Kings canyon
Kata Tjuta
Uluru

dimanche 15 août 2010

Los parisinos au pays des kangourous

Alice Springs, 5e jour en Australie.

Nous sommes arrivés en Australie ! Après 18 heures de vol et une escale en Nouvelle Zélande. Une petite formalité après les journées de bus que nous avions fait en Amérique du Sud. A peine le temps de regarder un film ou deux et hop nous voici déjà arrivés.

Nous avons passé 4 jours à Sydney. Ça change des Andes ! Nous retrouvons l'ambiance anglo-saxonne de Londres, ses pubs et ses restaurants asiatiques. C'est une ville plutôt agréable, tempérée et aérée, où il est possible de faire à la fois du surf et du snowboard selon la saison. Et il suffit de prendre sa voiture une demi-heure pour se retrouver au milieu de la brousse australienne. Nous avons passé une nuit en auberge de jeunesse puis deux nuits en "couchsurfing" chez Katherine. Encore une démonstration d'hospitalité inoubliable. Elle nous a baladé toute la journée dans sa voiture faire le tour de la région et notamment des fameuse Blue Montains.

Mais nous ne sommes pas restés très longtemps à Sydney. Notre séjour en Australie sera très rythmé. Nous n'y resterons que 15 jours et nous prendrons l'avion 3 fois. Nous avons décollé aujourd'hui pour Alice Springs. C'est là que se trouve Ayers Rock, la montagne sacrée des aborigènes. C'est aussi ici que se trouve la plus importante communauté d'aborigène. Et c'est donc ici qu'est le plus flagrant l'échec catastrophique de leur intégration dans le monde occidental. L'ambiance de la ville est dérangeante, malsaine. Ici les blancs habitent dans des grandes villas et les natifs mendient dans la rue. Les blancs boivent des pintes dans les pubs et les natifs vendent des colliers sur le trottoir d'en face.

Demain, nous partons avec nos sacs de couchage pour 3 jours de virée dans le désert australien.

Vendredi nous prendrons l'avion une nouvelle fois pour nous diriger vers Cairns, à côté de la barrière de corail, où nous devrions voir en vrai les requins que nous avons vu tourner dans l'aquarium de Sydney (clin d'oeil à la famille Wiesel à qui ça devrait rappeler quelque chose... ^^)

Les photos au prochain épisode !

mardi 10 août 2010

Adiós América del Sur

4e jour à Santiago, 110e jour en Amérique du Sud.

Après Cuzco, son Machu Pichu et ses marches d'escaliers, nous nous sommes dirigés vers le sud du Pérou. C'est que la fin de l'Amérique du Sud approchait, et il fallait que nous soyons rapidement à Santiago (3000 km au sud de Cuzco) pour prendre notre avion.

Nous avons fait une petite escale à Arequipa, qui est la deuxième plus grande ville du Pérou. Pour les touristes, cette ville est surtout réputée pour le "canyon de Colca" avoisinant. C'est parait-il le deuxième plus profond canyon du monde, devant le Grand Canyon des Etats-Unis (le premier est également au Pérou mais il est très difficilement accessible). Nous avons fait une petite randonnée pour descendre au fond de ce canyon : 1200 m de dénivelé. Il y avait au fond une petite oasis (tout le reste du paysage était désertique) très agréable. Puis nous nous sommes retapés les 1200 m de dénivelé en montant pour revenir. On était bien content d'arriver !

Nous avons ensuite passé la frontière vers le Chili. Nous avons passé quelques jours à Arica dans une très sympathique auberge de jeunesse ambiance "colocation" tenue par Jennifer, une jeune française qui a décidé de construire son auberge de jeunesse au milieu du désert chilien. Ce désert est assez impressionnant. En général dans un désert il fait plutôt chaud. Pas ici. Il faisait même plutôt froid. C'est juste qu'il se situe géographiquement sur une mince bande de terre entre l'Océan Pacifique et les Andes où il ne pleut jamais. Absolument jamais. Pas le moindre petit végétal n'y pousse et il n'y a que des dunes de sable et de terre à perte de vue.

Nous avons ensuite continué notre route vers le sud. Nous avons fait une petite halte à La Serena, connue pour ses nombreux observatoires.

Après avoir découvert les constellations de l'hémisphère sud (ce ne sont pas les mêmes que chez nous !) et admiré les anneaux de Saturne dans le téléscope, nous sommes partis pour Santiago du Chili. Hop, 24 petites heures de bus. Sur le pouce.

Nous avons décidé de réessayer de faire du "couchsurfing", c'est à dire de trouver une famille locale pour nous héberger. Et nous avons été admirablement accueillis par Miguel, Rosi et leur fille Macarena. Nous sommes très émus par leur hospitalité. Ils nous ont fait visité toute la ville et nous avons passé des soirées mémorables en leur compagnie.

Mais il est aujourd'hui l'heure de passer au 2e chapitre de notre voyage. Nous décollons ce soir à 23h pour le plus long vol qu'on puisse faire. La traversée du Pacifique destination Sydney en Australie. Nous ne sommes pas trop déçus de partir. Les pays d'Amérique du Sud se ressemblaient un petit peu. Et leur culture est tout de même relativement proche de la notre (ce sont des latins !). Ce n'est pas aussi dépaysant que l'Asie. Et puis ce n'est pas comme si nous revenions à la vie parisienne. Nous terminons un voyage pour en recommencer un autre !

Voici en épilogue un petit résumé des épisodes précédents. En Amérique du Sud nous avons :
  • Bu une caïpirina sur la plage de Copacabana de Rio de Janeiro, entre les strings-bikinis
  • Dormi dans une Maison des Mines brésilienne
  • Regardé un match de foot avec des brésiliens (ça décoiffe)
  • Été trempés jusqu'à l'os par les pluies diluviennes brésiliennes
  • Pris un bus pendant 36 heures d'affilé sans descendre une seule fois
  • Mangé un barbecue de boeuf avec des argentin. L'extase.
  • Reconstitué l'expérience du capitaine Haddock consistant à cracher sur un lama. Je valide l'expérience : le lama vous crache dessus en retour
  • Fait pipi à plus de 5000 m d'altitude
  • Dormi dans un maison sans chauffage par -20°C
  • Mâché des feuilles de coca. C'est naze. Ça excite moins que le thé et c'est vraiment dégueulasse.
  • Pêché des piranhas puis nous les avons mangés. C'est super bon.
  • Chassé les anacondas dans un marécage nauséabond. Au début on regardait s'il n'y avait pas de trou dans nos bottes pour éviter de nous salir les chaussettes. En fait le trou le plus gênant c'était celui par lequel on rentre son pieds : on avait de la boue jusqu'aux cuisses. Galère. On a trouvé 2 bébés anacondas de 2 mètres.
  • Nagé avec les dauphins roses d'Amazonie, au même endroit que là où nous avions pêché les piranhas et avec des alligator tout autour qui nous regardaient. Mais c'est pas dangereux nous disait le guide. Il faut écouter son guide.
  • Été accompagné dans notre cabane dans la jungle par un Thysania Agrippina. C'est le plus grand papillon du monde. J'étais persuadé que c'était un oiseau ou une chauve-souris.
  • Mangé des sushis à La Paz, en Bolivie. Pour mémoire il n'y a pas de mer en Bolivie. Mais après tout quel rapport avec les poissons ?
  • Grimpé sur le Machu Pichu à pied. Enfin avec ce qu'il en restait (des pieds)
  • Mangé du cochon d'inde grillé, délicatement appelé "cuy" (prononcez couilles) au Pérou. C'est une spécialité péruvienne. Pour ceux qui n'ont pas d'affection particulière pour les cochons d'inde, vous pouvez taper "cuy chactao" sur Google pour voir à quoi ressemble le plat. Au goût ça ressemble à du poulet mais en plus fin.
  • Écouté la Marseillaise à fond chantée par Mireille Mathieu dans le salon de notre hôte chilien. Il était complètement obsédé par la France.
  • Dansé la salsa dans une boite de nuit chilienne. Enfin essayé.
  • Tenu le budget que nous avions prévu en Amérique du Sud. C'est fou.
Ça, c'est fait. Rendez-vous en Australie !

La petite oasis au fond du canyon de Colca. Ça donne envie de vite finir la randonnée !

Les prises de courant au Pérou et en Bolivie. Et encore, je n'ai pour l'instant pas parlé des fameuses douches électriques. Oui vous avez bien entendu. Mais il y a les mêmes en Asie donc j'aurai l'occasion d'en reparler.

Les pélicans du port d'Arica, qui attendent le retour des bateaux de pêche.

La famille qui nous a hébergé à Santiago. Super gentille ! Ce soir-là, Marina leur avait concocté une petite recette japonaise.

Le plage d'Arica. Snif ! Copacabana semble bien loin.

Le désert du nord du Chili.

dimanche 25 juillet 2010

En route vers le Pérou!

Contrairement a la carte ci-contre qui indique que nous nous trouvons en Bolivie, j'atteste que nous sommes bel et bien au Pérou, depuis deux semaines. Julien est, semble-t-il moins attentif a l'upload du blog. Jìmagine que son attention se porte davantage sur les charmantes demoiselles en strings visibles sur les publicités de bières, de yaourts ou de désherbants. Ici, les Sud-Americains ont des méthodes de persuasion efficaces...

Il arrive parfois de voir un commercial monter dans un bus et deballer ses produits miracles. 
"Savez-vous où s'est déroulé pour la première fois la coupe du monde? Combien y-a-t-il d'habitants en Bolivie? Quel est la première puissance économique du monde?... Pour seulement 15 bolivianos (1.8€), devenez intelligent en un clin d'oeil! A ce prix là, vous buvez une bière de moins et nourrissez votre cerveau... Quelle chance!"
Oui, quelle chance pour le commercial! Ce jour-là, il a vendu tout son stock. Si les clients se sont enrichis intellectuellent, notons néanmoins qu'ils ont depensé plus que leur ticket de bus longue distance...
Un jour le type vendait un produit miracle contre les maux de ventre. Nous en avons déduits que nous n'étions pas les seuls à avoir des gazs lors de ce long trajet...

Début juillet, nous avons trouvé refuge au bord du lac Titicaca, lac le plus grand d'Amérique du Sud. Situé à 3800m, il est considéré comme le lac naviguable le plus haut du monde. Sur les conseils de voyageurs, nous nous sommes rendus sur l´île du soleil. Les Incas accordaient une grande importance à ce lac, où naissait et disparaissait le soleil. Malgré le flux de touristes en route vers cette petite île, aussitôt sorti des sites Incas, il n`y a plus personne. Nous avons traversé l'île durant 3 heures en empruntant les criques, les villages puis les cimes des montagnes. Sur un fond de paysages méditerranéens, nous avons fait la rencontre de quelques paysans, d'ânes et de cochons sauvages. Au loin, les sentiers se perdent dans les terasses agricoles verdoyantes et les monts enneigés des Andes se reflètent sur le lac. Quel admirable spectacle!
Nous sentant au bord du lac d'Annecy, le soir, nous avons commandé une fondue. Elle était délicieuse mais il y avait plus de choux-fleurs et de brocolis que de fromage. Quelle déception pour une Savoyarde!

Après quelques mésaventures dues à la malhonnêteté de certains, nous sommes finalement arrivés sain et sauf à Cuzco. Nous avons eu la chance de trouver un hôtel ouvert à 2h du matin. Et nous qui pensions voyager tout confort et arriver à 22h... Désormais, nous nous sommes promis de ne plus faire confiance à personne.

Néamoins le trajet de bus n'était rien en comparaison du voyage vers le Machu Pichu. Afin de boycotter le chemin de fer le plus cher du monde au kilomètre, nous avons choisi de franchir des dizaines de cols pour nous rendre au Machu Pichu. Mais qui dit cols, dit virages et qui dit Péruvien dit conducteur dangereux. Et bien sûr, qui dit touriste dit place arrière. Je pense que je n'ai jamais été aussi malade de ma vie. Le bus du Tibet à moitié défoncé avec des traces de vomis sur les parois extérieurs m'a paru soft à côté. Après 10 heures dans trois bus différents, j'étais lessivée. Il restait encore 2 heures de marche le long d'une voie ferrée avant de pouvoir se glisser dans un lit douillet.

Le lendemain matin, le réveil sonne à 3h. A 3h30 nous voilà partis vers le Machu Pichu. Dans la nuit noire et sous la pluie nous montons pendant 1h15 des marches d'escaliers irrégulières. J'ai l'estomac vide car j'ai jeuné la veille. A 6h00, le Machu Pichu ouvre enfin ses portes. Je m'émmerveille devant ce magnifique paysage et prend une photo. Julien a disparu. Il y a plusieurs chemins qui mènent vers plusieurs bâtiments. Lequel emprunter? Je monte vers le mirador mais le brouillard voile la plupart du site. J'ai froid, je ressens toujours des nausées et je suis seule. 
A 7h30 je retrouve Julien vers l'observatoire astronomique. Le ciel se dégage et laisse entr'appercevoir les montagnes aux alentours. Le paysage est à couper le souffle. Nous passons la journée à explorer le site et bénéficions d'une visite guidée. La journée à été agréable mais je n'ai pas réussi à me débarrasser de ce mal de coeur, si présent la veille.

Finalement, le meilleur souvenir que je garderai de cette 7e merveille du monde est la rencontre de Pascale et d'Anthony, un couple de Québéquois. Nous avons passé une petite semaine rythmée de conversations sur les us et coutumes de nos amis transatlantiques. Il parait que nous faisons hautains avec notre accent français!

 Julien et la fondue pour deux personnes

L'Isla del Sol sur le lac Titicaca

 L'Isla del Sol sur le lac Titicaca
 Le majestueux Machu Pichu






mercredi 21 juillet 2010

Sur les traces des civilisations pre-Inca

Pour commencer, je souhaite remercier en particulier le pere de Julien et ma maman pour suivre assidument nos aventures. Je precise que je tends a ecrire mes messages en francais pour deux raisons :
- Tout le monde n'a pas la chance de comprendre le japonais (Julien inclus!)
- Julien n'a pas la patience de me voir réfléchir pendant des heures pour rédiger en japonais (sniff)
Ceci dit, je tiens a préciser que le Japon est le deuxième pays ou se concentre nos lecteurs.

Pour revenir a nos aventures, je vous fait un rapide résumé de La Paz, siège du gouvernement Bolivien et non la capitale. La Paz se situe sur les Andes a 3 660m d'altitude. La ville se caracterise par une forme de cuvette avec le centre-ville en contre-bas. Plus on s'éloigne du centre, plus on grimpe sur les montagnes et on profite du panorama de la cité et des sommets enneigés. Malgré cela, sachez que les quartiers sur les hauteurs correspondent a nos "tristes banlieues parisiennes". Eh oui, pensez que les riches n'ont pas forcement envie de faire 1000 m de dénivelé a pied pour aller chercher leur pain et revenir à la maison.

La Paz est une ville peu attractive pour un touriste, sauf s'il desire s'acheter un bonet peruvien de touriste ou un pull-over de touriste en acrylique (soi-disant en laine de lama) avec des motifs de lama. Le principal attrait de la La Paz est sans conteste son atmosphère delirante. La ville ne semble jamais s'arrêter. Le fond musical est composé de cris des rabatteurs en tout genre : mini-bus, coiffeurs ou magasins touristiques. On lève sa tete pour voir une église, regarde à gauche, un petit stand de dvd pirates, à droite, un marché grouillant de Boliviens... Bref, il n'y a jamais de quoi s'ennuyer.

Dans notre hôtel, nous avons fait la connaissance de personnes de diverses nationalités dont un Belge, un Autrichien et quelques Coréens. Deux d'entre eux etaient cuisiniers. Ce qui signifie que nous avons passé la semaine a nous régaler. Nous avons eu le droit a de la truite du lac Titicaca (c'est sûr, ca ne donne pas faim avec ce nom...) et du bibimpa, une specialite coréenne. Les festins etaient d'autant plus mérités que nous sommes fatigués de manger des patates!!!

Non loin de La Paz se situe le site archéologique de Tiwanaku. Il s'agit de la capitale d'une civilisation pre-inca qui regna pendant 35 siècles sur les Andes. Pour memoire, la civilisation Inca s'etend du XIII au XVIe siècle. On considere donc que les Tiwanuaku ont apporté les bases des connaissances astrologiques, agricoles et culturelles des Incas. Le complexe de Tiwanaku se compose de plusieurs bâtiments dont un observatoire astromique et des portes alignées avec les rayons du soleil lors des solstices. Ici et là, on aperçoit des dessins de serpents, de pumas, de soleils et de lunes, correspondant aux divinites locales. J'ai le sentiment que nos amis les Tiwanaku considéraient les elements naturels (soleil, montagne, cascade...) d'une facon proche des shintoïstes.

La Paz vue d'un mirador

La foule de la Paz


Soirée coréenne avec JD, Charley, Andrea et Barbara


Site de Tiwanaku

mercredi 7 juillet 2010

Un itinéraire peu commun

Pourquoi aucun post n'a t-il été rédigé depuis 15 jours? Tout simplement car nous avons décidé de faire nos malins. Nous avons préféré un loooong chemin de terre tout cabossé au nord de la Bolivie à "l'autoroute des gringos" qui relie par le sud le Salar d'Uyuni a La Paz en une nuit. Et qui dit itineraire "moins touristique" dit connection internet moins rapide...

Cet itineraire atypique s'est composé de plusieurs points de chutes : Potosi, Sucre, Samaipata, San Ignazo de Moxos, Rurrenenbaque et Coroico. Potosi et Sucre sont deux villes coloniales magnifiques. La première est connue pour ses mines d'argent, ses jolis immeubles multicolores à balcon et ses 4090m d'altitude. Sucre, anciennement nommée la ville blanche, ressemble à une cité espagnole clichée ornee de palmiers. Les habitants de Sucre ne sont pas particuliement fan de pâtisseries. La ville tient son nom du general Antonio José de Sucre qui a participé à la libération de la Bolivie en 1826.

Samaipata et San Ignazo de Moxos sont des villages pittoresques. Nous avons profité de ces lieux pour nous reposer et explorer les environs. Apres quelques petites balades dans les montagnes et dans la jungle, nous avons bénéficié d'un concerto latino privé au bord d'un lac lors du coucher de soleil. Et si Samaipata nous semble un peu trop européanisé, nous n'avons pas croisé un seul étranger à San Ignazo. Le lendemain, nous avons compris pourquoi. Nous avons vécu notre trajet le plus eprouvant de notre voyage. Le trajet de 12h fut rythmé par une crevaison, de nombreux changements de vehicules et une camionette bondée dont les genoux de Julien se souviennent encore du voyage.

Arrivés a Rurrenenbaque, nous avons visité les Pampas. Il s'agit d'un milieu naturel composé de prairies, de savanes et de brousses tempérées où la vie sauvage est abondante. Nous avons vu des perroquets, des oiseaux du paradis, des dauphins roses, des singes cacao, des alligators, des caïmans, des anacondas et plusieurs variétés d'oiseaux dont le nom m'échappe. La chaleur tropicale de Rurrenabaque, la piscine de luxe sur les hauteurs, la rencontre de Barbara et de Paul, un couple de français, et la découverte de cocktails délicieux ont été des facteurs déterminants  pour s'attarder ici. Nous avons séjourné à Rurrenabaque 10 jours alors que la plupart des touristes viennent en avion pour 3 jours chrono.

Mais puisque le temps passe et que nous avons envie de voir également le Pérou et le Chili, nous avons pris notre courage à deux mains pour s'échapper de ce milieu paradisiaque. Accompagnés de Paul et Barbara, nous avons emprunté la "Route de la Mort" pendant 15 petites heures dans un autobus un peu étroit. Pour nous rappeler à quel point la route est dangereuse, nous avons eu la chance de percevoir un camion qui a glissé au bord du ravin. Bon, cette fois on a compris pourquoi les touristes préfèrent venir à Rurrenabaque en avion.

Le bus nous a déposé à 10km de Coroico à 2heures du matin. Nous avons dû attendre et attendre, et encore attendre, avant de pouvoir rejoindre le village et de prendre place dans notre chambre à 10h du matin. A ce moment, nous étions partagés entre le bonheur de bénéficier d'un hôtel avec piscine et vue sur les merveilleuses montagnes environnantes (ça m'a rappelé l'hôtel de l'Ancolie) et entre l'amertume à devoir quitter le village au plus vite car tous les hôtels étaient occupés dès le lendemain, à l'occasion d'un festival.

Le lendemain, toujours aux côtés de Paul et Barbara, nous avons finalement rejoint La Paz.

Potosi et ses mines d'argent

Sucre

Samaipata

San Ignacio de Moxos

Alligator des Pampas, Rurrenabaque

Hôtel de rêve à Coroico

Au bord de la piscine

Au restaurant de l'hôtel, avec Paul et Barbara (au fond)

mercredi 16 juin 2010

Lamas, patates, et feuilles de coca

Samaipata, 19e jour en Bolivie.

Aujourd'hui, ni photos ni accents. Les temps sont durs. Je suis dans un cybercafe dans le petit village perdu de Samaipata en Bolivie. La moitie des lettres sur mon clavier sont effacees, il y a une grosse fissure noire au milieu de mon ecran et internet va aussi vite qu'au siecle dernier.

Apres 4 jours de balade memorables dans les salines d'Uyuni en jeep (a plus de 5000m d'altitude parfois), nous nous sommes d'abord arretes quelques jours dans la ville de Potosi. Il s'agit de la plus haute ville du monde, a 4100m d'altitude. Et pour pousser le vice jusqu'au bout, ses fondateurs ont eu l'etrange idee de la construire sur une pente. Il suffit d'aller chercher son pain le matin pour avoir l'impression d'avoir fait un marathon.

Nous avons ensuite passe une semaine a Sucre. Il s'agit de la 3e plus grande ville de Bolivie. Nous avons decide d'y suivre des cours d'espagnol. Pendant 5 jours, 3 heures par jours, notre professeur particulier bolivien Isaac nous a initie aux joies de la grammaire espagnole. En 2 mois en Amerique du Sud, nous etions capables de vaguement baraguiner mais il nous manquait un minimum de notions de base. Alors qu'en Asie il n'est absolument pas necessaire de savoir parler la langue locale (tout le monde se debrouille en anglais), ce n'est pas du tout le cas ici ! Absolument personne ne parle anglais, meme dans les lieux les plus touristiques. Il ne nous reste maintenant plus qu'a pratiquer un peu avec les indigenes locaux (qui parfois ne parlent que quechua, la langue des incas, mais c'est un autre probleme...).

Nous voila donc maintenant dans le petit village de Samaipata, situe a quelques heures de bus de Santa Cruz. C'est ici que le Che a ete fusille. Le village est manifestement un lieu de predilection pour les hippies. Il y a plusieurs communautes qui se sont installees dans les collines avoisinantes ! Il faut dire qu'il fait bon vivre ici. Le temps est beaucoup plus doux que dans le reste de la Bolivie et les environs sont charmants. Une fete traditionnelle locale va etre organisee pour le solstice en fin de semaine (qui est le solstice d'hiver ici je precise : et oui nous sommes dans l'hemisphere sud !). Nous allons donc peut etre rester quelques jours ici pour y assister.